Ce blog de recherche a été rédigé par l’IA (en quelque sorte)
janvier 14, 2025

L’intelligence artificielle (IA) semble être à la fois incontournable et un sujet de discorde. Certaines personnes sont enthousiasmées par les innombrables possibilités qu’offre l’IA; d’autres sont terrifiées; et le reste d’entre nous essayons de comprendre comment l’IA s’intègre dans nos routines personnelles et professionnelles. Si l’IA a un impact sur toutes les professions, le secteur de l’établissement et de l’intégration est confronté à des défis uniques. ARAISA s’est récemment associée à ISANS pour proposer « IA inclusive : L’impact de l’IA sur l’établissement et l’apprentissage des langues », une série de webinaires qui explore la manière dont les technologies d’IA peuvent soutenir l’installation des personnes nouvellement arrivées. La série aborde, entre autres sujets, le rôle de l’IA dans l’enseignement des langues, les communautés de pratique, les considérations éthiques et les lignes directrices fédérales.
Les chercheurs-euses sont confronté-e-s à des défis similaires. Est-il approprié d’utiliser l’IA lorsque l’on travaille avec des populations de nouveaux arrivants? Comment pouvons-nous appliquer l’IA de manière productive lors de recherches sur l’établissement et l’intégration? Quelles sont les forces, les faiblesses et les considérations éthiques de l’IA en tant qu’outil de recherche? Je n’ai certainement pas les réponses à ces questions, mais peut-être que l’IA les a.
[…] l’IA ne devrait pas être utilisée pour élaborer des questions de recherche ou guider le processus de recherche.
Tout d’abord, j’aimerais examiner les raisons pour lesquelles l’IA n’est pas appropriée pour la recherche. En particulier, l’IA ne devrait pas être utilisée pour élaborer des questions de recherche ou guider le processus de recherche. Comme je l’ai suggéré ailleurs, la recherche devrait être éclairée par les besoins, les intérêts et les expériences des communautés ou des populations concernées. Si vous envisagez d’étudier les expériences des personnes nouvellement arrivées, par exemple, ces dernières devraient contribuer activement à la conception de la recherche. Interrogez les gens, pas l’IA.
Les chercheurs-euses doivent être particulièrement prudent-e-s lors de l’utilisation de l’IA pour examiner, analyser ou gérer des données sensibles.
L’IA présente également des défis éthiques. Les chercheurs-euses doivent être particulièrement prudent-e-s lors de l’utilisation de l’IA pour examiner, analyser ou gérer des données sensibles. Les données partagées via l’IA ne sont pas nécessairement privées ou confidentielles. Lorsque j’ai interrogé ChatGPT sur sa politique de confidentialité, il m’a conseillé « de ne pas partager d’informations personnelles privées, confidentielles ou sensibles (comme les mots de passe, les numéros de sécurité sociale, les coordonnées bancaires, etc.) ».
Alors, comment l’IA peut-elle m’aider dans la recherche? Compte tenu de mon propre manque d’expertise sur le sujet, j’ai posé la question à ChatGPT. « Salut ChatGPT! Comment puis-je utiliser l’IA lorsque je fais des recherches auprès de nouveaux-elles arrivant-e-s? » Après avoir reçu une réponse très détaillée en dix points, j’ai reformulé la question. « D’accord, alors : quelles sont les trois principales façons dont l’IA peut m’aider lorsque je fais des recherches auprès de personnes nouvellement arrivées? » Voici ce qui a été suggéré :
« 1. Rationaliser l’analyse documentaire et l’acquisition de connaissances : l’IA peut aider les nouveaux arrivants à accéder rapidement à des documents, articles et ressources universitaires pertinents. Les outils d’IA peuvent également faire un résumé de longs articles de recherche. » Tout d’abord, ChatGPT, j’ai posé des questions sur la recherche auprès des nouveaux-elles arrivant-e-s, pas en tant que nouvel arrivant. C’est néanmoins un bon point. Trouver et résumer des recherches pertinentes dans de multiples bases de données prend du temps, et je ne serais pas contre un peu d’aide.
“« 2. Collecte, analyse et visualisation de données : l’IA peut aider les nouveaux arrivants à analyser de vastes ensembles de données avec une expérience préalable minimale. Elle peut suggérer des méthodes statistiques, identifier des tendances ou générer automatiquement des visualisations pertinentes. » Oui, elle peut certainement le faire. Mais encore une fois, soyez prudent-e-s lorsque vous partagez des données sensibles, sauf si vous êtes absolument certain-e-s que la technologie d’IA est sécurisée et confidentielle (c’est-à-dire, si vous avez un accord avec le fournisseur).
« 3. Rédaction et création de contenu : les assistants de rédaction alimentés par l’IA peuvent aider les nouveaux arrivants à rédiger, éditer et affiner leurs documents de recherche. » Je l’admets : je suis perdu sans correcteur orthographique. J’admets également que l’IA est plutôt douée pour structurer les réponses. Lorsque j’ai expérimenté ChatGPT pour la première fois, je lui ai demandé de rédiger un article académique avec des citations entières sur un sujet dans lequel je suis un expert. Même si l’analyse n’était pas des plus perspicaces, elle comportait toutes les bonnes parties aux bons endroits.
C’est peut-être à cela que doit servir l’IA : offrir un deuxième avis pendant la recherche, un peu comme un examen par les pairs.
L’IA est donc une bonne chose, mais elle n’est pas parfaite. Elle a fait des suggestions relativement superficielles qui ne sont pas très pertinentes pour mon travail dans le secteur. Et même si je ne suis pas d’accord avec certaines de ces suggestions, l’IA m’a néanmoins donné matière à réflexion. C’est peut-être à cela que doit servir l’IA : offrir un deuxième avis pendant la recherche, un peu comme un examen par les pairs. Je n’ai pas besoin d’être d’accord avec un pair évaluateur et je n’ai pas toujours besoin d’intégrer ses suggestions. Mais en impliquant un autre point de vue et parfois en étant en désaccord avec celui-ci, je suis en mesure de mieux comprendre et de renforcer le mien.

About the Author
Jason Chalmers
Jason Chalmers holds a PhD in Sociology from the University of Alberta and was a Postdoctoral Fellow in the School of Community and Public Affairs at Concordia University. As an interdisciplinary researcher, Jason draws on diverse methodologies and is particularly inspired by creative and community-based practice. Jason’s research interests include Canada’s immigration history, Indigenous-settler relations, and social inequality.
You can reach Jason at jchalmers@araisa.ca